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Summer school : bonne idée ?



Assurément. Les summer schools sont des programmes courts, d’une quinzaine de jours en moyenne, délivrés en général en été, lorsque les étudiants ont quitté les campus. Ils sont destinés à des publics plus jeunes, des lycéens ou des étudiants en premier cycle universitaire. Beaucoup d’universités américaines ou anglaises en proposent depuis longtemps mais ces programmes se diffusent un peu partout en Europe, dans beaucoup de domaines dont les sciences, l’ingénierie, le business ou les sciences sociales.


Pourquoi est-ce une bonne idée ? Trois raisons. D’abord c’est l’occasion de vous mettre en situation dans une université ou école ou un type d’université ou d’école qui vous intéresse. Utile pour vous aider dans votre orientation. Vous envoyez, de surcroît, à vos établissements-cibles pour vos études postérieures, le message que votre candidature est appuyée par une expérience concrète. Ensuite, c’est une expérience à l’étranger, un moyen plus noble d’améliorer son niveau de langue que le passage par un classique séjour linguistique (sur votre CV, dans le premier cas, vous envoyez le signal que vous aviez les capacités de suivre des cours dans la langue, alors que dans le deuxième cas, vous signifiez plutôt que vous aviez un problème de langue). Enfin, c’est un moyen d’acquérir des connaissances, de solidifier des intérêts mais aussi de le montrer : vous avez soif de connaissances et vous aller chercher des savoirs dans de bonnes institutions. Le niveau de l’université dans laquelle vous suivez la summer school donnera aussi une indication sur votre niveau d’exigence.


Tout est rose alors ? Pas tout à fait. D’abord les summer schools sont devenues un business à part entière et on voit fleurir un grand nombre d’acteurs qui n’hésitent pas à utiliser des arguments trompeurs. Certains se parent des atours des meilleures universités du monde pour vendre des programmes qui n’ont évidemment (enfin, pas si évident que cela, beaucoup se font avoir) rien à voir avec ces universités renommées. La palme revient sans doute aux organismes basés à Oxford ou à Cambridge, qui vont jusqu’à utiliser les locaux de l’Université. Trompeur. Une règle donc : ne traitez qu’avec les universités ou écoles, directement. Les summer schools sont accessibles depuis les sites internet d’Imperial, d’HEC ou d’Oxford. Ensuite, les summer schools sont chères (comptez environ 5-6000 euros les quinze jours). Sur votre CV, vous serez estampillé « aisé », ce qui n’est pas un fardeau absolu à porter mais peut avoir un impact dans des écoles très sensibles à l’origine sociale des élèves (Sciences Po par exemple). Dans tous les cas, vous passerez pour chanceux et il faudra en avoir conscience.


Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer une summer school opteront pour une autre solution, tout aussi intéressante sur le fond et valorisable : les cours en ligne donnés directement par les universités (Columbia, Stanford, Oxford…) ou via des organisations comme Coursera. Vous avez accès aux cours des meilleures universités du monde, pourquoi s’en priver ? Pour sûr, cela viendra alimenter très favorablement votre CV.


François Morin

Coach Admissions

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