• François Morin

Le redoublement/les mauvais résultats

Pourquoi ?

  1. Un mauvais élément académique. Le critère académique est un critère d’évaluation. Plus vous montez dans la hiérarchie des programmes et plus on est attentif à ce critère. Il atteste d’un certain niveau de connaissance et d’intelligence.

  2. Un trublion. Un « bon « élève » est aussi quelqu’un qui obéit, qui apprend comme on lui dit. Par opposition, un mauvais élève n’écoute pas, se rebelle, n’est pas présent. Ce qui effraie le jury n’est donc pas seulement du côté de l’académique mais aussi de l’attitude. Vous trouvez cela exagéré ? N’oubliez pas que l’entretien n’est qu’une interprétation de signaux ; le jury se fait une idée, extrapole. Il détecte un risque que vous ne soyez pas impliqué dans le programme auquel vous postulez.

  3. La solidarité professorale. Les notes ont un sens pour les membres de jury sans doute parce qu’ils sont souvent des professeurs. Inutile de vous débattre en expliquant que la notation était injuste, que le professeur n’était pas d’un bon niveau ou je ne sais qu’elle autre excuse remettant en cause le corps professoral. Un soupçon de légitimité pèse sur lui.

Comment ?

Relativisez

Il y a de quoi :

  1. Le critère académique est secondaire. Si vous êtes arrivé à l’oral, c’est que votre dossier ne pose pas un problème fondamental au jury. Les entretiens où le jury découvre votre dossier sont rares. Un certain nombre de formations font du critère académique un élément secondaire ou en tout en cas un élément parmi d’autres. Et plus le programme a une visée professionnelle, moins l’académique compte.

  2. Le dossier scolaire peut poser un problème, même si vous êtes convié à l’oral mais le jury a décidé qu’il était prêt à passer par-delà. Il va attacher de l’importance à d’autres critères. Il faudra sans doute être meilleur que les autres sur le critère.

  3. Que celui qui n’a pas fait d’erreur de parcours dans sa vie jette la première pierre !

Ne vous repentez pas !

  1. Ne tombez pas dans la confesse, en vous excusant de vos résultats. L’attitude est assez classique : vous baissez les yeux, vous vous repliez au fond de la chaise, votre voix est tremblotante. Il y a des sujets plus agréables à aborder, certes. Vous allez plutôt donner une explication objective de « ce qui s’est passé », inscrivez-vous dans une posture normale, dans la continuité de l’entretien.

  2. Faites simple ! N’entrez pas dans la complexité de votre parcours devant le jury ! Dans la logique de repentance, la tentation est forte de vouloir tout expliquer, d’en faire des tonnes. Le jury n’a pas envie de cela, allez à l’essentiel.

NON : « Alors, je vais vous expliquer. Il y a plusieurs raisons. La première année j’avais validé tous mes cours sauf deux. Pourtant j’avais une moyenne globale supérieure à 10 ce qui est normalement suffisant. Mais cette année-là, le règlement a changé et nous nous sommes retrouvés plusieurs dans cette situation. La deuxième année, j’ai été malade une semaine avant les examens, alors du coup je n’ai pu me rendre à 4 épreuves. Je les ai rattrapées en juin mais… »


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